vendredi 5 février 2010
Meryll Lynch dope les résultats de Bank of America!
mercredi 27 janvier 2010
Et si l'euro disparaissait… « Je crains que l'euro ne traverse dans les prochaines années une phase très difficile ».
Seulement voilà, six mois plus tard, la situation grecque ne s'est non seulement pas améliorée mais s'est au contraire dégradée : la récession est toujours là, la stabilité politico-sociale demeure particulièrement fragile et la dette publique a atteint de nouveaux sommets historiques. De plus, la plus grande suspicion pèse sur les statistiques grecques et sur des dérapages des comptes publics, qui seraient donc encore plus graves que ceux déjà annoncés. Résultat : le taux dix ans grec dépasse désormais les 6 %. Pis, les dettes publiques de l'Espagne, de l'Italie et du Portugal inquiètent de plus en plus, non seulement par leur niveau, mais surtout par la rapidité de leur dégradation. Ainsi, l'Espagne affiche certes un ratio de dette publique/PIB de « seulement » 55 %, mais contre 36,2 % en 2007 et vraisemblablement 67 % dès 2010. Il est clair qu'avec une baisse de 3,5 % de son PIB en 2009, puis une hausse d'au mieux 0,6 % en 2010 (qui sera l'une des plus mauvaises performances de la zone euro) et enfin avec un taux de chômage stabilisé autour des 18 % tant en 2009 qu'en 2010, sans parler de la faible crédibilité de l'équipe Zapatero pour inverser la tendance, l'Espagne commence à faire peur. Que dire alors de l'Italie avec une dette publique de 117 %, du Portugal et même de la France. Car, même si le gouvernement français se veut réconfortant, en annonçant une baisse de son déficit public pour 2010, celui-ci atteindra tout de même 8,2 % du PIB, ce qui se traduira par un ratio dette publique/PIB d'environ 85 %.
Dans ces conditions de haute voltige, l'Allemagne commence donc à s'inquiéter et n'hésite plus à en faire état. Bien entendu, pour le moment, il est exclu d'évoquer une possible remise en question de la zone euro, ni même une sortie d'un ou plusieurs pays. Relayant ce sentiment, Jean-Claude Trichet, Président de la BCE, n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler qu'une sortie de la zone serait une folie pour le pays en question, tout en spécifiant cependant que les autorités eurolandaises, en particulier monétaires, ne prendraient aucune mesure d'exception à l'égard de la Grèce. Cette dernière est donc dos au mur : elle ne peut pas sortir de la zone euro et elle ne peut pas non plus compter sur cette dernière pour l'aider.
Face à ce dilemme, les sourires narquois des monétaristes résonnent : ne disaient-ils pas en 1998, en particulier outre-Rhin, qu'il fallait réaliser une zone euro restreinte, uniquement avec des pays économiquement proches, en excluant les « pays du club Med ». Cette proposition n'était d'ailleurs pas dénuée de bon sens, car elle se basait sur le fait qu'une zone monétaire ne peut fonctionner durablement et efficacement que si elle est optimale, c'est-à-dire si elle réunit des pays identiques, avec une fiscalité unique, une réglementation harmonisée, un marché du travail unifié et une politique budgétaire fédérale. Bien loin de ces évidences, ce fut pourtant la position française qui l'emporta, c'est-à-dire celle d'une zone euro très large qui serait encadrée par un pacte de stabilité, prélude à la réalisation des harmonisations indispensables évoquées ci-avant. Dans un récent talk show français, Lionel Jospin (premier ministre français lors du choix des pays entrant dans l'UEM), a même avancé que ce choix avait été favorisé par la France pour éviter un euro trop fort. Ah ! quand le politique domine l'économique, ça fait forcément des dégâts. Car, bien entendu, les harmonisations tant attendues n'ont jamais été réalisées, la politique de la BCE a été trop restrictive et l'euro trop fort.
Si bien que nous nous trouvons aujourd'hui devant un échec : la zone euro est la terre de croissance la plus faible au monde depuis 2002, la récession y a été bien plus forte qu'aux Etats-Unis en 2009, les déficits et les dettes de ses Etats s'envolent et la cohésion indispensable à son bon fonctionnement commence à s'étioler sérieusement. Certains n'hésitent même plus à souligner que non seulement l'euro ne nous a pas permis de nous protéger contre la récession mais qu'en plus il a joué comme un frein aux réformes et à la modernisation économique dans de nombreux pays eurolandais. En effet, une fois intégrés à la zone euro, ces derniers ont pu bénéficier de taux d'intérêt obligataires durablement bas alors que leurs structures économiques ne le justifiaient pas forcément. Ils se sont alors sentis libérés de toutes contraintes et ont oublié de réformer leur fonctionnement, notamment en termes de dépenses publiques, qui sont devenues pléthoriques et de plus en plus inefficaces. Il est clair que sans la protection de l'euro, donc de l'Allemagne, ils n'auraient pas pu adopter un tel comportement et ne se trouveraient donc pas aujourd'hui dans une situation de « bulle de la dette » et de début de défiance des investisseurs.
Alors que faut-il faire ? Revenir en arrière et sortir certains pays de la zone euro ? Un tel choix serait évidemment désastreux tant en terme technique que financier, économique et politique. Car il paraît évident que si un pays sort de la zone euro, cette dernière ne tardera pas à exploser, ce qui reviendrait à ruiner soixante ans de construction européenne. Selon nous, il n'y a qu'un seul moyen pour éviter d'en arriver là : restaurer une croissance économique durablement supérieure à 2,5 %. C'est en cela que les propos d'Angela Merkel évoqués en début d'article ou encore la nouvelle stratégie plus pragmatique de la BCE en faveur d'un statu quo monétaire durable sont déterminants. En effet, en adoptant un tel discours, Berlin et Francfort indiquent que l'euro doit absolument se déprécier et revenir vers des niveaux plus normaux au regard des fondamentaux économiques. Convenons qu'une telle démarche est historique en provenance d'Allemagne, où la peur de l'inflation et la défense d'une monnaie forte sont ancrés dans les gènes de la population.
En d'autres termes, entre un euro moins fort ou la fin de l'euro, l'Allemagne et la BCE ont fait leur choix : ce sera vraisemblablement et fort heureusement la première solution. Elle est la seule capable de relancer la croissance eurolandaise vers les 3 %, donc d'éviter l'aggravation de la bulle de la dette et d'empêcher l'explosion de la zone euro. Malheureusement, pour valider un mouvement de baisse de l'euro, il faudra attendre une augmentation des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine et une décision du gouvernement chinois d'apprécier le yuan. C'est d'ailleurs là que réside le plus triste de la crise : même si nous le savions déjà, cette dernière a confirmé que la zone euro n'était plus maître de son destin. Espérons simplement qu'une telle prise de conscience nous permettra de réagir et de ne pas rééditer les erreurs du passé.
Marc Touati
Economiste.
Directeur Général de Global Equities.
Président du cabinet ACDEFI (premier cabinet de conseil économique et financier indépendant).
dimanche 24 janvier 2010
Europe, Souverainisme et décentralisation
Haro dans le Pays à la bannière étoilée à l’encontre de la déjà controversée réforme de l’assurance maladie. Saluée d’un côté de l’océan par l’Union Européenne et ses satrapies, le concept même Medicare et Medicaid réformés par Obama semble blesser la sensibilité de plusieurs citoyens américains.
L’Etat Fédéral ne dispose que d’une compétence limitée, et partage sa souveraineté avec les Etats fédérés. Dans le cas de la constitution de Etats Unis d’Amérique, les Etats fédérés disposent d’une compétence absolue, exception faite des domaines réservés à la puissance fédérale par sa Constitution. Notamment, l’armée, la guerre, la diplomatie … Grosso modo, ce que Locke définit comme le pouvoir Fédératif, ainsi qu’un certains nombres de litiges de nature économique qui dépassent la frontière d’un seul Etat (trust …).
L’esprit de la Loi suprême violé par les prétentions sociales ? Considérée comme le dernier rempart derrière la barbarie, La Constitution Américaine est la constitution matérielle qui a vécu le plus longtemps dans l’histoire de l’occident après la Loi des XII tables fondant la république Romaine. Briser cette harmonie pour un peu plus d’harmonie sociale ? (un coup de communication du parti démocrate défenseur du pauvre et de l’orphelin d’un GI tué en Irak ?).
Un des pères fondateurs, Benjamin Franklin, se serait exclamé : « Celui qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour obtenir un peu de sécurité ne mérite vraiment ni l'une, ni l'autre. »
Face à la volonté de centralisation et d’éviction de ses concurrents, le peuple Américain et les Etats fédérés veillent. Non pas qu’un Etat soit préférable à un autre ; laissons les Léviathans s’entredévorer eux mêmes, car quoiqu’il advienne « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut, que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. ».
Réaction immune d’un peuple contre les atteintes et les harassements de Washington, versus étonnement de nos fellow européens. Idées soulignées par Professeur Armel Pécheul d’une part, et de Vladimir Boukovsky d’autre part qui nous fit l’honneur de sa venue cet été à Aix-en-Provence : la construction Européenne est aux antipodes de la Construction fédérale Nord Américaine (Etats unis et Canada, cas de la Suisse également en Europe). Celle ci s’est agrégée en réaction aux despotismes des monarchies occidentales, l’Union en est leur volonté directe. Fédération garante des libertés fondamentales & entité internationale teintée de politiquement correcte. Contrôle permanent par un citoyen de la politique notamment par le moyen d’actions en justice (la class action est née contre la politique fiscale fédérale) & structure asymétrique pyramidale avec des administrés en bas de l’échelle qui subissent l’autorité et jouissent de quelques libertés octroyées par le prince.
Le volontarisme Européen est le stricte l'opposé du fédéralisme classique. Compétence limitée des politiques fédérales, l’Union jouit par le jeu des interprétations téléologiques les plus improbables des textes primaires d’une compétence quasi absolue. Les Etats membres ne peuvent s’opposer à la volonté de Bruxelles, et sont liés par des textes normatifs, d’applicabilité directe ou pas ; lorsque la transposition est trop lente, et c’est souvent le cas de la France, le gouvernement se fait sanctionner par une amende, payée par le Contribuable. Pas de souveraineté concurrente donc, pas de volonté non plus de nos élites de concurrencer un pouvoir qu’elles veulent toutes briguer (exemple type, la présidence tournante continue nonobstant l’élection d’une présidence fixe…), et en conséquence, un pouvoir centralisé qui rendrait jaloux Moscou sous le joug du fédéralisme soviétique ; paradoxalement, l’Union n’a quasiment aucune prérogatives concernant les politiques extérieures, quoique… Les Etats membres par exemple ont perdu toutes compétence en matière de convention internationales relatives à la livraison de biens, et plus globalement les contrats et les faits juridiques (ce qui regroupe toutes les interactions pouvant naître entres des individus) ; une des prérogatives de la souveraineté d’un Etat est de pouvoir s’engager envers d’autres, désormais Bruxelles s’en chargera à notre place.
Sous quel contrôle ? La commission, le Parlement et la Cour de justice qui n’ont de cesse de vouloir accroître leurs propres prérogatives sont hors du contrôle d’un hypothétique électeur, quoique les parlementaires soient élus, qui sait sur quoi, comment, pourquoi, quand ils débattent ? dépenser des milliards pour maintenir l’agriculture féodale en France et en Pologne, la couleur de la saucisse de Strasbourg ? Quand au conseil, assemblée instable par essence car constituée de ministres, ou de leurs représentants permanents, n'a pas le pouvoir politique de s'opposer face à un consensus naissant entre des poids lourds tels la France et l'Allemagne, a fortiori lorsque viennent s'ajouter à leur diktat l'Espagne, l'Italie ...
Les contribuables savent mieux pour quoi et comment dépenser leur argent. Pour cette raison les pays les plus décentralisés offrent souvent les plus grandes garanties en matière de libertés fondamentales. Parce que la Loi est votée par celui qui va la subir, parce que l’impôt est collecté et utilisé par celui qui l’a payé (Amérique du Nord, Suisse). Est alors taxé de vilain souverainiste celui qui refuse de croire en l’omniscience de la technocratie Européenne, celui qui croit que lui seul peut être à même de définir ce qui lui sied le plus, et qui refuse de laisser cette prérogative à des Hommes de Bruxelles (pseudo Hommes de l'Etat). Heureusement, l’Union est là pour nous protéger des tentations absolutistes de nos Etats décadents. Qui nous protègera de l’Union quand ils seront gobés ? (si ce n’est déjà le cas …)
préparer les élections.
Bientôt d'autres élections, pour les préparer, je vous propose un aperçu, très partiel, mais il me semble impartial que fait un de nos amis. Lisez et jugez par vous mêmes.
LES SOLDES
Gabriel Lévy
22 Janvier 2010
Il y a peu nous observions, pour toutes les élections en France ou dans les démocraties occidentales, « qu’on se présente comme un envoyé de la providence, on est élu comme un prophète, on s’installe comme un monarque, mais en définitive on gouverne comme un boutiquier ».
Il faut donc songer à solder les produits défraichis… A l’étalage, pour la première démarque :
· La taxe carbone, décriée par 70 % des Français pour son inefficacité et son injustice ;
· Le « Grenelle de l’environnement », fondé sur des observations pseudo scientifiques, erronées (1) et peut être volontairement tronquées ;
· Le « grand emprunt national », annoncé à grands frais puisqu’il faisait l’unique objet d’un Congrès coûteux à Versailles. A solder vite, car même s’il a déjà fait « pschitt » (2) au sujet de son montant, 60 % de nos concitoyens n’en veulent pas (sondage IFOP, Le Cri du contribuable) ;
· Quelques ministres socialistes qui, comme au théâtre, jouent les utilités, mais pour des cachets non négligeables, tandis que d’autres « excellences » de la même couvée jouent des rôles néfastes ;
· Des hauts fonctionnaires du même sérail, nommés par le gouvernement, qui dénaturent le vote émis par les Français en 2007 ;
· Les accessoires comme l’utopique Union pour la Méditerranée, ou coûteux comme l’Union Européenne dont la dernière nomination d’un haut représentant perpétue la gabegie (3) ;
· Les contradictions onéreuses qui consistent à financer la préadhésion de la Turquie à l’Union Européenne, en prétendant ne pas souhaiter cette adhésion ;
· Les initiatives inattendues, déroutantes, comme le vote des étrangers,
· Les faveurs accordées à la parentèle, aux amis encombrants, et qui ont un parfum de privilège ;
· Les dépenses de prestige, la vanité du paraître …
En définitive, les dirigeants républicains auraient-ils hérité des tares de l'aristocratie « ses trois âges successifs : l'âge des supériorités, l'âge des privilèges, l'âge des vanités. Sortie du premier, elle dégénère dans le second et s'éteint dans le dernier." (Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe) ?
1- Le Monde du 21 janvier 2010. « Les experts épinglés sur les glaciers de l’Himalaya » (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).
2- Ouest-France, 19 novembre 2009
3- « Le noyau de ce nouveau service sera constitué d’environ 2 000 hauts-fonctionnaires, diplomates et experts administratifs, qui seront installés à Bruxelles dans un immeuble construit pour l’occasion. Le coût de ce chantier, mis en œuvre avant même la ratification du Traité de Lisbonne : 280 millions d’euros ». Daily Telegraph du 21 septembre 2009.
vendredi 8 janvier 2010
Liberté
Il me semble que la lutte économique n'est qu'une partie de ce que nous devons faire pour rester libres. Je souhaite vous faire partager la réflexion d'un de nos amis:
LES TERRORISTES, CAVALIERS DE L’APOCALYPSE.
Gabriel Lévy
07 janvier 2010
« Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité." (1)
Nous ne pourrons pas reprocher au pape actuel son silence devant le danger extrême du terrorisme : « Le terrorisme, quelle qu’en soit l’origine, est un choix pervers et cruel, qui bafoue le droit sacro-saint à la vie et qui sape les fondements mêmes de toute convivialité sociale » (2).
Malheureusement la condamnation ne suffit plus et la répétition des actes terroristes doit nous inciter à les analyser pour les prévenir :
Trois observations au sujet de l’acte le plus récent : la tentative d’attentat contre un avion assurant la liaison entre Amsterdam et Détroit
1°) Les 278 passagers, de nationalités diverses, auraient été victimes d’un terrorisme aveugle. Des « victimes innocentes » comme le disait naguère un de nos premiers ministres (M. Barre), ne prévoyant pas qu’elles seraient de plus en plus nombreuses et que le terrorisme n’épargnerait personne ;
2°) Le terroriste, M. Abdul Mudallad, se reconnait comme adepte du réseau arabo-islamique d’Al- Qaida. Il n’invoque aucun conflit précis se déroulant au Moyen ou au Proche-Orient, comme par exemple la situation à Gaza ;
3°) Ce dernier est issu d’une famille aisée ; son pays n’est pas occupé par une armée occidentale ; son père, ainsi que lui-même, sont, ce que l’on peut appeler, des intellectuels.
Trois observations relatives aux attentats permanents en Irak, au Pakistan, au Yémen, en Indonésie … :
1°) Ils détruisent des milliers de vie humaine et sont le plus souvent exécutés par des kamikazes.
2°) Sauf erreur de notre part, cette méthode d’attentats n’est employée que par des individus issus du monde arabo-musulman. Ces individus se réclament d’une idéologie fondée sur la conquête et le djihad et qui, en définitive, nous concéderait la dhimmitude.
3°) Ils ne visent pas forcément des troupes d’occupation, ni des « occidentaux », mais le plus souvent leur propre communauté nationale ou religieuse, sunnite ou chiite. Le fait que ces attentats se déroulent dans des mosquées le jour de la prière, sur des stades au cours d’un match ou sur des marchés, les rend intentionnellement très meurtriers…. et totalement incompréhensibles pour nous.
Trois déductions :
1°) L’existence de déviances pour lesquelles la vie humaine est négligeable, doit nous inquiéter.
Certes, des exemples de suicides dans des sectes sont connus, mais ils n’ont pas pour but de tuer le maximum de nos congénères.
L’acte isolé, est plus dangereux que les actions organisées. Le premier, spontané et imprévisible, n’exige pas la minutie de la préparation du second et donc sa possibilité d’être découvert avant son exécution.
Or, l’enseignement de la haine de l’occident dans des manuels scolaires, en grande partie payés par les contribuables européens, a pris une telle ampleur que le nombre de fanatiques (ou de décérébrés) devient considérable. Le contrôle de cet enseignement a, par lâcheté, échappé totalement aux bailleurs de fonds. Il faut donc mettre fin à ces complaisances. Non seulement elles nous mettent en danger, mais de plus elles témoignent d’une soumission prématurée humiliante, « d’une reddition préventive » (Guy Millière)
2°) La ferveur des nouveaux convertis, Polyeucte des temps modernes, augmente encore le nombre de candidats au suicide. Ils sont d’autant plus dangereux qu’ils disposent, pour de multiples raisons, de plus grandes facilités de déplacement. La vigilance doit s’exercer sur les officines à conversion.
3°) Le monde occidental ne peut plus vivre « hors de toute convivialité sociale » (Benoît XVI). Il ne peut plus vivre dans la crainte de s’exprimer et la hantise de se déplacer. Il ne peut pas accepter l’effondrement de son économie pour se prémunir contre les attentats. Il ne suffit pas de soumettre à des contrôles accrus « les voyageurs provenant de quatorze pays tiers considérés comme des soutiens au terrorisme » (3). Il faut rompre avec les pays qui abritent des terroristes et les financent, ainsi qu’avec ceux qui se montrent incapables d’en venir à bout (4). Il faut soutenir les gouvernements qui luttent pour éviter leur propre subversion et, dans nos pays, les personnalités religieuses modérées qui condamnent ces crimes.
Si « l’apocalypse » est inévitable, au moins aurons-nous tenté de la retarder.
1-« Apocalypse de Jean, verset 6 ». Le symbolisme des cavaliers. In Wikipédia.
2- Rencontre du Pape avec les représentants musulmans à l’archevêché de Cologne. Décembre 2005.
3- Le Figaro du 4 janvier 2010.
4- La France (endettée) accorde 500 millions d’euros au Liban (Le Figaro. 23 décembre 2009), pays dont les nationaux figurent sur la liste des voyageurs soumis à un contrôle accru, et dont une faction, qui dispose de ministres dans son gouvernement, entretient une milice armée,
mercredi 6 janvier 2010
A peine le traité en vigueur, qui a été extorqué à plusieurs peuples européens, nos élites usent et abusent du pouvoir qu’elles en tirent. J’avais pensé, comme beaucoup de citoyens naïfs, que la présidence stable remplaçait la présidence tournante. C’était mal connaître nos élites. On s’aperçoit aujourd’hui qu’il est impératif d’augmenter les dépenses. La présidence tournante continue. On ne saurait priver monsieur Zapatero d’un gramme de son gagne pain ! La présidence stable s’installe en doublon, confortée par une «ministre des affaires étrangères ». Va-t-on nous dire combien coûte ce machin ? Quelle est sa réelle utilité ? Est-ce la résorption du chômage ? Il faudra encore créer quelques millions de postes ! Et pour tout financer ponctionner beaucoup plus les maltraités de Lisbonne. C’est peut-être la justification du grand emprunt français, une dépense d’investissement qui nous ouvre un avenir radieux.
dimanche 3 janvier 2010
Liberté et taxe carbone
Je souhaite, avec son autorisation, vous proposer une idée du dr Gabriel LEVY. Je précise que je partage entièrement son expression, et puisque nous sommes en tout début d'année, je souhaite à chaque lecteur de retrouver un peu plus de liberté et le courage de continuer l'action en vue d'en obtenir encore plus.
Cordialement à tous.
LA TAXE CARBONE : UNE ERREUR POLITIQUE.
Association des Contribuables d’Aubagne
Gabriel Lévy
03 Janvier 2010.
Le président, tel Sisyphe, se condamne à rouler son rocher, car il estime « qu’il n’est pas un homme à abandonner devant la difficulté ». Nous aurions préféré que sa détermination s’exerçât sur d’autres sujets : la réduction de la dépense publique, et la fin de la prodigalité dans nos relations extérieures.
Nous avions fait, avant le Conseil Constitutionnel, le procès de cette taxe, au but illusoire, au moyen inopérant, au résultat nul, aux conséquences électorales probablement négatives pour le pouvoir.
Un but illusoire : Changer les comportements pour l’utilisation de sa voiture est aussi chimérique que taxer le tabac, ou l’alcool, pour en diminuer la consommation. Les statistiques ont montré que les fumeurs sont aussi nombreux que lorsque le paquet de cigarettes était beaucoup moins coûteux. Pourtant, la consommation de tabac est un danger scientifiquement incontestable, et il s’agit d’un danger non pour les générations futures, mais immédiat et surtout personnel.
Un moyen inopérant : La croissance des émissions de CO2 par les individus est négligeable. Elle ne l’est pas pour les transports routiers et aériens, pour les industries, pour les agriculteurs. Or, la loi les avait exonérés et la prochaine loi ne pourra qu’être minimaliste pour des raisons économiques.
Avant d’imposer des mesures coercitives, il faut développer les techniques qui diminuent ces émissions pour offrir des solutions de rechange.
Un résultat nul : « Rationner les Français » n’a aucun sens, quand le reste de la planète fera ce que bon lui semble.
Des conséquences électorales négatives pour le gouvernement : Nos concitoyens croulent sous les taxes qui leur sont imposées. Quand ils se préoccupent des générations futures, ils pensent à l’énormité de la dette que leurs dirigeants laisseront, et non aux variations climatiques pour lesquelles leur influence est négligeable.
Alors comme le disait M. Pompidou à ses ministres : « cessez d’emm…les Français ». Ils le leur feront payer.
vendredi 4 décembre 2009
Une taxe perdue, dix de retrouvées!
Depuis février 2009 et l’annonce par Nicolas Sarkozy de la suppression de la taxe professionnelle, majorité et opposition sont divisées sur l’utilité d’une telle réforme et surtout sur les différentes modalités pour la remplacer. La question se pose encore au Parlement où l’on ne parvient pas à trouver un accord malgré le désir pour le gouvernement de voter cette réforme avant 2010. Qu’en est-il réellement ?
La taxe professionnelle est un des quatre impôts directs locaux perçus par les collectivités territoriales. Qualifiée « d’impôt imbécile » par François Mitterrand en 1983, elle n’a cessée de subir réformes sur réformes avant de vouloir être supprimée en 2009 par N. Sarkozy. Outre le caractère pléonastique de cette expression d’impôt imbécile, il convient de rappeler comment fonctionne cette taxe professionnelle. Composée d’une « assiette » ou base décidée par le parlement et d’un taux choisi par les communes ou les intercommunalités, elle permettait à ces dernières de posséder un véritable pouvoir de décision.
Cependant, l’Etat multipliait les critiques à son égard et la considérait comme anti-emploi car une partie de la base de la taxe était prélevée sur les salaires, anti-croissance car elle pesait également sur les investissements et enfin anti compétitive car les autres pays ne possèdent pas de taxe de ce type. Peu à peu, les parts prélevées sur les salaires et sur les investissements ont été supprimées et remplacées par des compensations que l’Etat donnait aux collectivités locales sous forme de dotations. Aujourd’hui, la taxe professionnelle repose essentiellement sur la valeur locative des bâtiments représentant environ 10% des recettes.
En 2010, cette taxe serait donc remplacée par une contribution économique territoriale composée ainsi :
Une cotisation locale d’activité tirée des bases foncières reversée aux communes et intercommunalités avec une baisse de 5% par an avec à terme, sa disparition.
Une cotisation complémentaire tirée sur la valeur ajoutée à hauteur de 3% reversée aux départements et régions.
De multiples taxes sectorielles pudiquement dénommées « imposition forfaitaire des entreprises de réseau ».
En d’autres termes, une taxe serait supprimée afin d’améliorer la compétitivité des entreprises et apparaitrait alors un pullulement de nouvelles taxes, n’oublions pas la taxe carbone, qui pèseront sur le contribuable national au lieu de peser sur le contribuable local. Car ne restons pas dupes, la taxe professionnelle qui concernait les entreprises pesait en réalité sur les ménages. Une entreprise n’étant qu’une entité composée d’individus. Dans le même temps, l’Etat, par un jeu de redistribution de dotations entrainera un processus de recentralisation amenant à une perte progressive d’autonomie pour les collectivités. Enfin la dynamique pro zones commerciales entre les communautés qui s’était créée avec le jeu des taux de la taxe professionnelle disparaitra, tout étant in fine décidé au niveau national.
Avec cette multitude de nouvelles taxes créées et 53% du PIB par habitant absorbé par l’Etat en 2009, le jour de la libération fiscale est encore loin.
mardi 13 octobre 2009
Sécurité Sociale: Qui va payer?
Le 16 Septembre : le bilan tombe, le déficit de la Sécurité sociale dépasserait les 20 milliards d’euros pour l’année 2009 et atteindrait même les 30 milliards en 2010. Pour le gouvernement, il est impératif de trouver de nouveaux financements et les idées ne manquent pas.
Avant même l’annonce des résultats par la Cour des comptes, c’est Eric Woerth qui donne le coup d’envoi en proposant une taxation sociale des plus values mobilières (actions, obligations…). Estimant « choquant » que ce type de revenus ne soit pas soumis à cotisation sociale, ce serait, selon lui, une « piste » à explorer afin d’alimenter le déficit colossal de la Sécurité sociale.
La deuxième démarche provient de Jean-François Copé qui, quant à lui, s’attaque de front au problème en imposant les indemnités journalières versées aux accidentés du travail. Confirmée mercredi par Nicolas Sarkozy, cette proposition permettrait de « lutter contre les inégalités face à l’impôt », le porte parole du gouvernement estimant injuste que « quand vous êtes une femme enceinte et que vous allez en congé maternité, lorsque vous êtes malade et en arrêt de travail, lorsque vous êtes au chômage... vous payez des impôts. Et lorsque vous avez un accident du travail, vous ne payez pas d'impôts!»
Cette nouvelle mesure, qui rapporterait près de 150 millions d’euros par an, s’est déjà attirée les foudres de l’opposition qui dénonce un nouvel impôt injuste sur une indemnité qui ne représente que 60% du salaire journalier durant le premier mois d’arrêt.
Egalement prévus, de nouveaux prélèvements sociaux sur les contrats multi-supports des assurances vie en cas de décès de l’assuré, qui permettraient un gain de près de 270 millions d’euros à l’Etat. Ces capitaux, versés aux bénéficiaires, étaient les seuls à échapper actuellement à un prélèvement social dans les contrats d’assurance vie.
Parallèlement, une hausse du forfait hospitalier et un déremboursement des médicaments « non indispensables » sont également à prévoir selon le Premier Ministre François Fillon. Le forfait journalier passerait ainsi de 16 à 18euros et de nombreux médicaments, fournis à titre facultatifs par les médecins, ne seraient plus remboursés. Des politiques de restriction qui ne permettraient aucune économie sur le long terme.
En attendant, c’est l’Acoss, la banque du régime général qui va autoriser la Sécurité sociale à augmenter son plafond de déficit à hauteur de 60 milliards d’euros pour 2010. Cette initiative devrait lui permettre de souffler durant quelques mois, le temps nécessaire pour effectuer une opération de financement auprès des marchés financiers. Une solution qui, à cause des importants taux d’intérêt, pourrait rapidement devenir un cercle vicieux.
En définitive, il faudrait donc payer plus d’impôts pour moins de service et, dans tous les cas, s’attendre à une hausse du déficit.
C’est Eric Woerth qui a les mots les plus justes en déclarant qu’il faudrait « regarder ce que vous pouvez faire avec vos mutuelles ou vos assurances », et c’est ce qu’étudient de plus en plus d’économistes et hommes politiques qui prônent la fin du monopole de la Sécurité sociale à la française. Un combat difficile retracé notamment dans le blog de Laure Allibert : « Quitter la Sécu » sur une thèse à la base défendue par Claude Reichman.
Une chose est certaine, il faudra désormais compter de plus en plus avec le système privé.
mardi 8 septembre 2009
Pour la privatisation de la poste!
Un referendum le 3 octobre 2009 en France ? Vous n’en avez pas entendu parler ? Sur la privatisation de la poste ? Non ? Si, un referendum national est organisé à l’initiative des confédérations syndicales, partis de gauches et d’extrême gauche. Aucune pièce d’identité ne sera demandée.La bonne foi suffit…
Au delà du procédé abusif et non représentatif, les raisons évoquées contre cette privatisation sont mensongères. Sur le site du collectif (voir liens à la fin), il nous est expliqué que la privatisation de la poste causera la perte du service public et entrainera l’augmentation des prix comme on l’aurait connu avec France Telecom. Ces arguments sont d’autant plus trompeurs si on compare l’évolution des prix des services téléphoniques et ceux des services postaux. Sur le graphique 1, les prix des services téléphoniques sont en strictes baissent, et ils dégringolent à partir de 1998, date d’ouverture à la concurrence du secteur. Le graphique 2 montre l’augmentation constante des prix des services postaux. Il est clair que la concurrence permet baisse des prix et innovations (téléphone portable, box…).
La sauvegarde du service public de la poste est quand à lui est un faible argument. Avec les nouvelles technologies de communication, il est logique que le nombre de lettres envoyées à Grand-mère diminue, remplacé par le coup de téléphone ou le simple e-mail. Ainsi ces petits bureaux de campagnes sont de moins en moins rentables. A l’heure où les bureaux de tabac, presses et petits magasins de campagne cherchent un nouveau créneau afin d’arrondir leur fin de mois, il serait facile à ces entrepreneurs d’effectuer cette activité. Au lieu du bureau de poste de campagne ouvert 2 heures par semaine, il y aurait le relais postal-bar-tabac-épicerie-marchand de journaux ouvert tout le temps. De nombreux pays fonctionnent comme ça, notamment le Canada et la Suède. La Suède connue pour son libéralisme d’avant-garde a d’ailleurs découvert qu’avec la privatisation le nombre de points poste avait doublé, et la qualité du service aussi.
Il est évident de conclure : oui, à la privatisation et à l’ouverture à la concurrence de la poste.
Sources :
Graphiques (INSEE):
Services télécommunications :
Services postaux :
Collectifs :
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lundi 17 août 2009
mercredi 5 août 2009
6ème European Ressource Bank Meeting à Marseille!

Du 20 au 22 août 2009, l'Institute for Economic Studies - Europe (IES-Europe), en collaboration avec l'Atlas Economic Research Foundation, accueille à Marseille l'European Resource Bank Meeting (ERBM), le plus grand congrès européen annuel de think tanks en faveur du libre-marché.
L'évènement est ouvert au public, mais l'inscription est assez onéreuse. Vous devez vous inscrire ici.
vendredi 12 juin 2009
Café Liberté de Vincent Benard
Voici la vidéo du Café Liberté qui s'est déroulé à Aix le 7 Avril 2009.
Ce CL sur le thème du logement a été animé par Vincent Bénard, Président de l'Institut Hayek.
Très bon visionnage à tous!
vendredi 29 mai 2009
Crise financière: Crise du capitalisme ou... de l'interventionnisme?
En effet, cette crise indiquée comme "financière" serait le résultat d'une trop grande libéralisation du système alors que l'Etat aurait du intervenir plus afin d'empêcher les dérives causées par des agents peu scrupuleux.
Qu'en est il réellement?
Cette petite vidéo explicative donne beaucoup de détails sur les réelles causes de la crise financière de ces deux dernières années. Intéressante à regarder, même et surtout pour les personnes n'y comprenant rien en économie (comme moi quoi).
jeudi 16 avril 2009
Cafés Liberté avec Aldric Boulangé, délégué général adjoint de SOS Education
Ainsi, Aldric Boulangé sera à Aix-en-Provence, toujours au Restaurant Pachamama, 19 rue Constantin, mardi 21 avril prochain, pour le second Café Liberté aixois.
Il sera également le lendemain, mercredi 22 avril, au Shambala, 40 rue des Trois Frères Barthélémy dans le 6ème à Marseille, pour la grande première marseillaise des Cafés Libertés !
Merci de réserver au 06 21 04 63 30 ou à l'adresse suivante : m.morateur@mediterraneacom.com
Voici en prime le teaser de la conférence :
La plupart des écoles en France se révèlent incapables de transmettre des connaissances aux enfants, et particulièrement aux enfants pauvres. C'est une tragédie nationale et une honte pour notre pays. Il n'y a aucune excuse à cela, même si ministres, hauts fonctionnaires, syndicalistes, spécialistes en « science de l'éducation » et sociologues s'accordent tous pour désigner comme coupables la pauvreté, les conditions de logement, le racisme, l'exclusion, l'éclatement des familles ou la télévision.
En fait, l'école, vu les moyens colossaux dont elle dispose, a largement de quoi remplir sa mission. Mais, dans son organisation actuelle, elle est devenue un monstre qui cause plus de problèmes qu'il n'en résout.
Mais les solutions existent. Elles passent par la refondation d'une école de la liberté et de la responsabilité.
A très bientôt !