mardi 17 janvier 2012

Les Dépenses irréfléchies du maire d'Aubagne

Depuis des semaines, notre association, plaignante contre le maire d'Aubagne, essaie que cette commune freine sa frénésie de dépenses en acceptant la dernière condamnation du TA de Marseille et évite à ses administrés les frais d'un appel.




UNE OBSTINATION ONEREUSE

Chronique de l’association des contribuables de l’intercommunalité d’Aubagne

Gabriel Lévy

Le 17 janvier 2012

Le maire d’Aubagne confirme, dans son journal municipal, son intention de faire appel du jugement du tribunal administratif de Marseille qui annule sa décision d’imputer au budget de la ville les sommes engagées, pour son voyage ainsi que celui de son collaborateur, à New-York, « dans le cadre de la conférence de révision du traité de non prolifération nucléaire organisée par l’ONU ».

Notre association de contribuables étant à l’origine du recours, il « dénonce une initiative politicienne relayée par une partie de la droite locale ».

Pour illustrer notre réponse, nous ferons appel à l’évangile de Luc : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ? », et, pour la « dénégation » des implications politiques de la décision annulée, à l’apologue de Freud : « Je ne t’ai jamais emprunté ce chaudron, et d’ailleurs je te l’ai rendu, et puis, il était déjà percé au départ ».

Car, en la circonstance, l’introduction du « politique » est le fait de son équipe municipale, et notre association, qui n’est ni politique, ni partisane, s’efforce de combattre cette introduction quand cette dernière implique l’utilisation de fonds publics. Que cette équipe municipale le veuille ou non - et l’appel à la réformation du jugement n’y pourra rien - la décision de faire payer aux contribuables ce voyage à New-York est illégale, et cette illégalité a été constatée par les trois juges et le rapporteur public du tribunal administratif de Marseille, ainsi que, dans une formation semblable, par le tribunal administratif d’Orléans, pour une autre ville de même sensibilité.

Cette obstination donne raison aux juges, et nous donne raison, car elle prouve que le seul but, pour les deux cas, est d’impliquer les communes dans une action politique et partisane. Ce n’est pas nous qui le disons, mais les deux seuls tribunaux qui ont eu à en juger.

Et ces tribunaux l’ont fait sans la moindre équivoque : « que ces positions ne sont pas conformes à celles défendues officiellement par le gouvernement français ; qu’elles présentent un caractère politique privant les dépenses en cause de tout intérêt communal ; que le maire d’Aubagne est intervenu dans un domaine étranger aux affaires de la commune et a excédé les pouvoirs qu’il tient de l’article L. 1111-2 précité du code des collectivités territoriales ».

Que peuvent encore espérer les dirigeants de la commune d’Aubagne ? La très improbable annulation du jugement de première instance, qui même si elle survenait, et compte tenu de la sentence de six juges administratifs et de deux rapporteurs publics, ne pourrait clore le débat sur l’immixtion de la politique dans les communes.

Que peuvent espérer les dirigeants de la commune ? Gagner du temps, mais jamais ne sera plus vrai l’adage selon lequel « le temps c’est de l’argent ». Ils engagent, avec cet appel, des dépenses d’au moins 50.000 €. Evidemment, ce n’est pas leurs euros, mais les nôtres.

Ces dépenses sont-elles de la plus grande utilité pour les contribuables aubagnais ? Le danger nucléaire est-il si imminent pour leur commune ? Ont-ils l’outrecuidance d’imaginer imposer notre désir de paix à la Corée du Nord et à l’Iran, pour ne citer que ces deux pays ? Non, c’est une posture politique des dirigeants de la commune et les contribuables ne veulent pas la payer.

vendredi 23 décembre 2011

Au secours Voltaire, les libertés s'enfuient.

Je ne sais pas si c'est seulement la conséquence d'un effet d'accumulation, mais il me semble voir disparaître les libertés à plus grande vitesse qu'il y a quelques années:

- Le Parlement, courageusement sous l'impulsion de monsieur Perruchot a pu établir un rapport sur l'utilisation de l'argent public par les syndicats employés et patronaux. Le gouvernement, allié semble-t-il à l'opposition , fait son possible pour l'ensevelir, espère-t-il, pendant au moins 30 ans.

- Un parti, le Front National, car il faut bien le nommer, crédité de 7% à 25% d'intentions de vote serait empêché de présenter un candidat et ainsi serait privé de la plus grande tribune possible en France.

    - Une nouvelle loi mémorielle mettrait un peu plus à l'amende, toujours en France, ceux qui espèrent encore pouvoir se servir de leur cerveau pour réfléchir.

    - L'état veut aussi faire le travail des historiens en « oubliant » soigneusement son travail traditionnel d'assurer la sécurité de ses ressortissants.

J'oublie certainement beaucoup de contraintes que ceux que l'on nomme les partis de gouvernement espèrent, en légiférant « habilement » imposer aux quelques Français encore lucides et courageux pour oser réfléchir.


La France sombre doucement dans une grande apathie. L'état-providence, non content de prendre à ceux qui produisent pour donner aux bons clients (ceux qui votent bien), souhaite maintenant nous obliger à penser « de la bonne manière », la « politiquement correcte ».

C'est à chacun et à tous de défendre vigoureusement les libertés sous peine de se les voir rapidement toutes confisquées, sans même que la majorité d'entre nous s'en rende compte. Où trouvera-t-on aujourd'hui un Voltaire pour s'écrier fortement: « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites , mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire ».

D'ailleurs un seul ne suffit pas, nous sommes encore (un peu) en démocratie, et c'est chacun individuellement qui doit s'efforcer d'être un petit Voltaire (s'il n'a pas la possibilité d'en être un grand).

lundi 5 décembre 2011

Printemps et Liberté, Automne et Interrogations?

Il me semble que la liberté s'éloigne encore un peu.

Introduction de Jacques Ernewein


Je vous propose à ce sujet le billet de Gabriel Lévy. Je pense à ce sujet de la même manière, même si nous n'étions pas du tout des soutiens des précédents régimes Tunisien et Libyen, il n'y a pas lieu de se réjouir d'avoir encore une fois fait parler nos armes pour simplement changer d'oppression.

Rappelons qu'il y a de très fortes chances pour que les armes (Kalachnikov) utilisées très souvent dans nos rues nous reviennent de ces lieux où nos armées ont "fait taire l'oppression".

Avant-hier l'ex-Yougoslavie, hier la Côte d'Ivoire puis la Libye. Souhaitons que demain nous restions chez nous, il y a beaucoup à faire dans nos "zones de non-droit"


LE « PRINTEMPS ARABE » DEPLOIE LE VOILE

Gabriel Lévy

4 décembre 2011

C’est chose faite : toutes les révolutions arabes, sans aucune exception, se soldent par l’arrivée des partis islamistes au pouvoir. L’hymne à la démocratie s’achève donc par une chape de plomb qui s’abat sur les berges de méditerranée, et dont nous ne mesurons pas encore les conséquences. Comme le ditMadame Jeannette Bougrab, notre secrétaire d’état à la jeunesse : « je ne connais pas d’islamisme modéré… il n’y a pas de charia « light »… parfois la dictature peut venir des urnes » (Le Monde du 3 décembre 2011).

Une fois de plus la politique étrangère de la France s’est fourvoyée en fournissant des armes lourdes et des financements aux ennemis de la liberté (la charia n’est pas la liberté). Ce qui est le plus frappant est la persistance dans nos erreurs de M. Chirac à M. Sarkozy.

Que reste-t-il de la mythique Union pour la Méditerranée ? Une administration onéreuse.

Deux faits significatifs lus dans la presse d’hier.

M. Assad, ironique, annonce qu’en raison des critiques de la France, la Syrie annule sa participation à cette organisation. Dommage qu’il ne l’ait pas fait en juillet 2008, nous aurions économisé le prix de son séjour au Grand Hôtel Intercontinental de Paris.

Au Liban, des mesures de précautions sont prises depuis hier pour protéger les ressortissants de la France, ce qui n’empêchent pas les contribuables d’icelle de financer l’administration de ce pays. Avisé peut-être, le gouvernement français a prévenu l’ONU qu’il ne souhaitait pas assurer de nouveau le commandement de la FINUL, ce « machin » pur produit français, puisque conçu par la France pour assurer le calme à la frontière libanaise. Le premier général français, M. Grazziani, qui devait faire respecter le désarmement de cette zone - plus préoccupé par ce qui se passait dans le ciel (les avions israéliens) que ce qui se passait à terre et sous terre - s’est illustré en permettant la multiplication des missiles du Hezbollah . En Galilée, les miracles sont fréquents !

Un coût élevé, car demain nos gouvernants nous répéteront la nécessité de promouvoir la démocratie dans ces pays en assurant, à nos frais, leurdéveloppement économique (3,5 milliards d’euros à la Tunisie, quelques autres milliards prévus pour l’ensemble des 5 pays « libérés »), l’entretien de leur nouvelle administration (une poignée de millions pour l’autorité palestinienne), voire leur armement. La France ne devait-elle pas offrir récemment 110 missiles antichars à l’armée libanaise, soulevant l’ire de quelques députés, confondus par une telle imprudence (question écrite de M. Richard Mallié) ?

Puisqu’il faut faire des économies, notre président dispose là de quelques recettes… Parions qu’il n’en fera rien, car tous les présidents, quelle que soit leur étiquette politique, et peut-être leurs convictions, considèrent la politique proche-orientale du Quai d’Orsay comme une danseuse pour laquelle la munificence s’impose. Mais attendons-nous à pire : un gouvernement de gauche propose d’importer le printemps en France, sous couvert d’instaurer la démocratie dans les collectivités locales.

vendredi 25 novembre 2011

Les incendiaires se muant en pompiers

Je souhaite vous soumettre:
- Une déclaration de Thomas Jefferson de 1802,
- La réponse (tardive) du professeur Philippe Nataf de 2011,
- Le billet d'Alain Dumait (créateur des 4 vérités) de 2011 aussi.

J'ai moi-même ajouté quelques commentaires, à chacun de se faire une opinion en connaissance de causes.

Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis de 1801 à 1809 a fait la déclaration suivante suivante en 1802:

« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières ptêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis »

Le journal français Le Monde s'en étonne d'un « Etonnant, non? »


Cette affirmation de Thomas Jefferson semble en effet étonnante d'actualité, mais elle véhicule une idée persistante parfaitement fausse et complètement démentie par l'expérience. Je cite ci-après une partie de l'intervention de Philippe NATAF professeur d'économie à l'Université:

Parlant du crédit bancaire et faisant référence à la fin du 18° siècle et au 19° siècle pour ce passage:" Mais il existait des régions, comme l'Ecosse et les six Etats de la Nouvelle Angleterre aux Etats-Unis, où les banques privées étaient libres d'émettre des billets. Or chose extraordinaire, il n'y a jamais eu de crise dans ces endroits là. Ces banques étaient en effet en concurrence les unes avec les autres. Si l'une émettait trop de monnaie par rapport à ses réserves, sa monnaie se dépréciait, et les autres banques, voire les individus en mesure de constater le phénomène, s'empressaient de convertir en monnaie réelle (EN OR) les billets émis par cette banque. La menace de ruée obligeait la banque en question à revenir très vite à une politique de couverture plus saine. En fait la compensation bancaire pratiquée au jour le jour limitait radicalement toute velléité de surémission.

La Banque de France elle même fut une banque libre jusqu'en 1803, date à laquelle Napoléon, qui en était un des principaux actionnaires, lui octroya le monopole de création de monnaie. Deux ans et demi plus tard, la Banque de France connaissait sa première crise: elle avait émis trop de papier, et les gens, perdant confiance, voulurent convertir leurs billets en or. Il fallut des mesures particulières pour les en empêcher.

En résumé, il existe une précieuse expérience, occultée dans l'enseignement officiel, qui témoigne que partout où a existé un système de banques libres, il n'y a eu ni inflation ni cycles économiques, alors que dans le même temps, les pays dépendants de Banques Centrales ayant le monopole d'émission, connaissaient des crises."

Impossible réforme du système oligarchique par les oligarques – Alain Dumait 4 vérités du 25-11-2011


L'excellent site Polemia fait remarquer que le nouveau patron de la BCE, Mario Draghi (64 ans), est un ancien de la banque Goldman -Sachs (dite «government Sachs»). Loukas Papadimos (64 ans également), nouveau Premier ministre grec, aussi. Quant à Mario Monti (64 ans, encore...), Premier ministre italien pressenti, il est diplômé de Yale, membre affiché de la Trilaterale et du groupe de Bilderberg. Ce sont des initiés du système financier occidental, au cœur de l'oligarchie qui nous gouverne. Evidemment, si l’on pense que quelques établissements financiers, avec leurs produits dérivés, sont directement à l'origine de la crise financière actuelle, si l’on croit que tout est«à cause» des banques, et que les responsabilités s'arrêtent là, on peut légitimement se demander s'il est bien raisonnable de recruter les incendiaires comme pompiers. Rien n'indique, en tout cas, que la super-classe mondiale ait renoncé à quelque pouvoir que ce soit au sein de ce système.


Ces oligarques sont dans la même position que les apparatchiks communistes au temps de la Perestroïka: certains savent que le système s'effondrera, d'autres s'imaginent pouvoir le sauver, mais tous font comme s'il était réformable et sauvable. Tout se passe comme si nous étions dans la phase gorbatchevienne de la crise financière. Où les oligarques espèrent encore pouvoir sauver leur oligarchie!..

Ces personnages n'ayant aucun principe moral, il leur est plus facile qu'à d'autres de reconnaitre quelques erreurs«techniques ». Les « subprimes»sont de cet ordre. Le développement cancérigène des produits dérivés aussi. L'excès des dettes publiques également. Pour eux, il suffira donc d'être un peu plus raisonnable (dette maitrisée », marchés«régulés »...) pour que le système se remette à fonctionner correctement. Pour eux, le système n'est en rien disqualifié, ni donc, bien sûr, condamné. On aura d'ailleurs remarqué que ces hiérarques, depuis quelque temps, se mettent à leur tour à dénoncer « les diktats des marchés ». Aveu que les « marchés » commencent à leur échapper. Ce qui est nouveau. Si cette option (la réforme du système financier oligarchique par les oligarques eux-mêmes) était la bonne, le choix de ces trois hommes serait judicieux. MM. Papadimos et Monti sont, en effet, tout à fait capables d'essayer de remettre les sphères publiques de leurs pays sur de meilleurs rails. II n'y a pas lieu d'être surpris que la caste européiste ait fait ce choix. Nous pensons, pour notre part, que les dérives du système financier sont inhérentes à ce système même. Les subprimes sont inséparables d'une politique dite « de logement social ». Les produits dérivés sont le fruit, non pas tant de l'imagination de banquiers fous, mais plutôt du mythe selon lequel les dettes favoriseraient la consommation, qui tirerait la croissance.

Certes, ces banquiers ont dit avoir trouvé le moyen - avec ces « dérivés »- d'éliminer le risque. Je ne suis pas sûr qu'ils le croyaient vraiment. Mais, au départ, il y a cette croyance mortifère selon laquelle la dette pourrait avoir des vertus. Croyance toujours à l'œuvre quand la BCE abaisse des taux d'intérêt. Comme si des taux d'intérêt bas favorisaient l'activité... Et les banques centrales semblent toujours convaincues que le laxisme monétaire peut constituer une réponse à la crise, qui en est pourtant le fruit...

II ne faut pas attendre de cette ploutocratie qu'elle se réforme. Seul le mur des réalités, contre lequel elle va bientôt se briser, l'obligera, peut-être, à reconnaitre ses erreurs, qui sont d'abord morales et philosophiques.

L'oligarchie reconnaitra peut-être ses erreurs quand son système se sera effondré. Et ce n'est même pas sûr! Car ce système constructiviste ne peut ni être maitrisé ni être réformé à moitié. II faut revenir à une économie de bon sens. Avec une monnaie stable - non manipulable par les Etats et leurs politiciens -, comme ce serait le cas, universellement, avec la référence restaurée à l'or. Avec des investissements financés essentiellement par de l'épargne préalable. Avec des taux d'intérêt sincères. Et un système bancaire et financier en conséquence réduit des 9 dixièmes, le financement par l'épargne demandant beaucoup moins de services que celui qui s'appuie sur la dette et la création monétaire ex nihilo.

Un tel système, applicable à l'échelle du monde, serait, aussi, pur de tout impérialisme, aussi bien américain que chinois.

Certains diront que la discipline imposée par une monnaie métallique ne serait pas supportable. C'est pourtant ça, ou le laxisme, qui va finir bientôt. Dramatiquement. •